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Présentation

  


Autoportrait de Hans Holbein l'Ancien


Autoportrait
Hans Holbein l'Ancien (~1460-1524)
Musée Condé de Chantilly, inv. 897 (321)
© C2RMF, O. Guillon

Etude de dessins à la pointe de métal

Nous avons étudié ce dessin dans le cadre d’une recherche plus générale ayant pour thème les dessins à la pointe de métal qui associe plusieurs partenaires : le C2RMF, divers musées français (musée Condé de Chantilly, musée des Beaux-Arts de Lille, musée des Beaux-Arts de Rennes), ainsi que des musées et des laboratoires de Berlin et de Florence.

 


Détail de la partie supérieure du dessin
avec l'inscription manuelle.
© C2RMF, A. Duval

Méthodologie

Chaque œuvre fait l’objet d’un dossier photographique, d’un examen approfondi à la loupe binoculaire et d’analyses en mode PIXE non destructive grâce au faisceau extrait de l’accélérateur AGLAE.


Détail de la chevelure montrant une reprise au pinceau.
© C2RMF, A. Duval

 

Les matériaux de ce dessin

Le fond blanc : le dessin est exécuté sur une préparation blanche composée de blanc d'os. Aucun autre pigment n'a été ajouté dans cet enduit.

Le tracé principal : le portrait ainsi que l'inscription de la partie supérieure ont été tracés avec une pointe d'argent contenant en moyenne 9,1 % de cuivre et 1,5 % de zinc. Les concentrations respectives en cuivre et en zinc du portrait et de l'inscription sont très proches et il est vraisemblable que la même pointe d'argent a été utilisée. En outre les tracés de ce dessin contiennent du mercure comme tous les tracés à la pointe d'argent analysés jusqu'à présent. Cette présence n’est pas expliquée de façon certaine ; l’hypothèse d’une contamination postérieure à l’exécution du dessin demeure la plus probable.

Les tracés secondaires : l'observation à la loupe binoculaire montre, en particulier dans la chevelure, des traits composés d'un matériau plus noir et identifié comme étant de la pointe de plomb. Il s'agit probablement des restes d'une esquisse exécutée avec ce matériau et effacée par la suite. Les lignes très noires (contour gauche du visage, bouche, extrémité des mèches à gauche) ont été renforcées avec une matière fluide contenant un peu de blanc de plomb et colorée par un noir de carbone, probablement une gouache grise.

Les rehauts : les touches colorées du visage sont dues à la sanguine tandis que les lumières posées en particulier sur le nez sont des rehauts de blanc de plomb.

 


Fluorescence d'ultraviolets
Détail de la partie supérieure du dessin.
© C2RMF, A. Duval

Observation particulière


Une inscription invisible en lumière naturelle située en haut de la feuille apparaît à l’examen sous fluorescence d’ultraviolets.

 


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