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Réouverture des salles égyptiennes du Musée de Tessé - Le Mans
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Reconstitution de la tombe de Sennefer au Musée de Tessé. © C2RMF, H. Guichard.
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La reconstitution grandeur nature de tombes égyptiennesEn novembre 2001, les nouvelles salles égyptiennes du musée de Tessé, au Mans, ont ouvert leurs portes au public après plusieurs années de travaux et de restaurations : le sous-sol du musée a été spécialement creusé et aménagé à leur intention, afin que les reproduction photographique grandeur nature des tombes de Sennefer, la célèbre “Tombe aux vignes” d’un maire de Thèbes à la 18e dynastie, et de Néfertari, la Grande Epouse Royale de Ramsès II, inhumée dans la Vallée des Reines, y trouvent des espaces adaptés à leur taille et à leur volume. |
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Une réunion d’atelier, à Versailles, autour de la stèle funéraire de Ouahibrê (XXVIe dynastie). © C2RMF, H. Guichard.
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La restauration et le redéploiement de la collection égyptienneL’intéressante collection égyptienne, enrichie de plusieurs pièces à cette occasion, y est désormais exposée dans les meilleures conditions, tant muséographiques que scientifiques. De nombreuses œuvres, déjà exposées auparavant ou dernièrement sorties des réserves, ou encore tout récemment acquises, ont fait l’objet, soit sur place soit dans les ateliers de la Petite Ecurie du Roy à Versailles, d’une campagne de conservation-restauration pluriannuelle en collaboration avec le C2RMF. Parmi elles, plusieurs sarcophages et couvertures de momie en bois polychrome, des modèles funéraires du Moyen Empire (barque et labour), deux enveloppes de cartonnage à l’effigie d’un porte-bouclier du pharaon et d’une chanteuse d’Amon (contenant encore sa momie), des ouchebtis, une statuette de Ptah-Sokar-Osiris et enfin quatre stèles en calcaire.
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Détail des rayons du bois de tamaris constituant le corps et le socle du Ptah-Sokar-Osiris : coupe tangentielle (x 4). © V. Asensi Amorós.
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Une indispensable campagne d’analysesPréalablement aux opérations de restauration, il était nécessaire d’en savoir plus sur certains matériaux et notamment de les identifier et de les dater : analyse des pigments et liants des polychromies, identification des essences de bois, caractérisation du calcaire des stèles, localisation des matériaux modernes, ont donné lieu à la mise en œuvre de plusieurs techniques d’analyse et ont permis de cerner efficacement le champs des interventions mais aussi de compléter la connaissance des œuvres. C’est ainsi que, par exemple, la belle figurine de Ptah-Sokar-Osiris, divinité funéraire composite liée à la renaissance du défunt, a fait l’objet d’une analyse xylologique complète par étude microscopique des éléments anatomiques : deux essences ligneuses différentes ont été identifiées, le figuier sycomore (Ficus sycomorus L.) pour la coiffure, et le tamaris (Tamarix type aphylla Karst) pour le corps et le socle de la statuette, essences toutes deux indigènes à l’Egypte et réputées pour leurs connotations notamment funéraires.
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Stèle abydénienne de Basse Epoque, en cours de nettoyage : mise en évidence de l’ocre des carnations. © C. Pariselle.
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Les interventions de restaurationLa plupart des interventions ont consisté à dépoussiérer et décrasser les polychromies ; en dégagement des matériaux modernes de bouchage, notamment lorsque leur nature portait atteinte à la conservation ou à la lisibilité de l’œuvre ; en refixage de pulvérulence et de soulèvements des matériaux anciens ; en recollages ponctuels d’éléments dissociés ou brisés. Trois des stèles de calcaire étaient enchâssées dans de lourds cadres de chêne qui, pour certaines, permettaient de ceinturer les fragments brisés, grossièrement recollés au plâtre et parfois consolidés par l’insertion de lames métalliques dont la corrosion avait provoqué par endroits l’éclatement de la pierre. Le démontage et le dégagement ont été suivis, après nettoyage des surfaces, par un recollage et des comblements discrets associés à un nouveau mode de présentation solide et stable mais léger et non contraignant pour les œuvres.
Responsable des œuvres : Françoise Chaserant, conservateur en chef, directeur des musées du Mans. Suivi du chantier au C2RMF : Hélène Guichard. Analyses des polychromies et matériaux modernes : Nathalie Balcar au C2RMF ; Centre national d’évaluation de photoprotection de l’Université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand). Analyse du calcaire : Alain Leclaire au C2RMF. Expertise xylologique : Victoria Asensi Amorós, Laboratoire de Paléobotanique et Paléoécologie de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris). Examens : Jean Marsac au C2RMF. Restaurateurs : Madeleine Fabre, Benoît Coignard, Christine Pariselle.
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| © Centre de recherche et de restauration des musées de France - RMN |
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