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Montage à blanc d'une des grandes colonnes, dans la réserve. © P. Jallet.
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Le remontage des 4 colonnes du balconLes 4 colonnes en calcaire élaborées par paires (les 2 plus grandes soutenant les 2 plus petites) proviennent vraisemblablement d’un balcon situé au nord du jardin et surmontant le péristyle. Leur décor exceptionnel se compose de rinceaux de vigne peuplés d’animaux ou de personnages liés au culte de Dionysos / Bacchus, le dieu du vin.
L’étude réalisée par Pascal Vipard, archéologue du site de 1988 à 1999, permet de resituer tous les fragments originaux de chaque colonne et d’évaluer leur hauteur : environ 3,60 m pour les grandes et environ 2.40 m pour les petites. Le travail des restaurateurs paraît très complexe : il faut concevoir un dispositif permettant de recréer les volumes qui n’existent plus et de présenter les fragments originaux.
Les principes d’intervention sont donc les suivants : - les parties créées pour combler les manques entre les fragments doivent être indépendantes de ceux-ci - le montage doit être le plus simple et le plus réversible possible
La technique de remontage est alors choisie. Le principe de base consiste à réaliser les parties manquantes en béton, matériau de forte densité assurant une bonne stabilité. Les assises ainsi reconstituées associent les fragments de pierre assemblés et le béton. Elles sont aussi facilement empilables et démontables.
Chaque colonne est donc remontée à blanc dans la réserve avant d’être installée dans le musée. Les parties manquantes sont coulées en béton à partir de moules faits sur mesure pour chaque colonne.
Il apparaît rapidement qu’il serait délicat d’empiler les blocs les uns au-dessus des autres sans les assurer par un quelconque système (diamètre des grandes colonnes de 44 cm pour 3,60 m de hauteur). Il est alors décidé d’installer un tirant constitué de barres d’acier inoxydable filetées ancrées dans le sol du musée, traversant les colonnes de part en part avec un serrage au sommet. Les fragments originaux n’étant généralement pas au centre des colonnes, ils ne doivent donc pas être percés. Des platines de métal sont reliées à la tige centrale et sont intercalées entre les ensembles de fragments, de manière à répartir le poids de l’ensemble (environ 1 t pour les grandes colonnes).
Le remontage est long et difficile. Les deux restaurateurs qui disposent d’un matériel important mettent environ 4 mois pour mener à bien les deux phases : remontage à blanc et installation des colonnes dans le musée.
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