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Présentation

1946-1968 : Développement du laboratoire
1968-1994 : Au pavillon de Flore
A partir de 1995 : Sous le signe d’Aglaé et de Narcisse


Le Laboratoire de recherche des musées de France


La naissance du laboratoire


Radiographie
Suzanne de Bourbon dit aussi Enfant en prière
Jean Hey
Vers 1492-1493
Paris, musée du Louvre, département des peintures.
© C2RMF
 

Les prémices d'un laboratoire en 1927

Le docteur ambulancier Ledoux-Lebart, assisté de deux infirmiers Jean-Gabriel Goulinat artiste-peintre et Jean Cailleux futur marchand d’art, avaient réalisé, pendant la guerre 1914-1918, des expériences à l’aide des sources de rayons X embarquées dans leur véhicule. L’équipe radiographie, au gré des déplacements dans le bassin parisien et dans l’est de la France, les œuvres des musées.

Une expérience menée au musée du Louvre sur le tableau l’Enfant en prière du Maître de Moulins en décembre 1920, par le docteur André Chéron, démontre l’intérêt des rayons X pour la connaissance et la restauration des œuvres d’art ; un compte-rendu est fait à l’Académie des sciences le 3 janvier 1921. 

 


Cérémonie d'inauguration du laboratoire
le 14 octobre 1931
© C2RMF
 

En 1927, Henri Verne, directeur des musées nationaux, demande la collaboration du laboratoire d’essais du conservatoire des Arts et Métiers représenté par Louis-Ferdinand Cellerier pour rechercher les moyens scientifiques permettant d’authentifier les tableaux.

Après consultation d’une commission de conservateurs et d’experts, une étude est menée grâce aux rayons X, mais également avec la  lumière polarisée, les rayons ultraviolets et les filtres lumineux.
Le laboratoire fournit les résultats d’essais laissant aux experts le soin de l’interprétation. (procès-verbal de séance de la commission technique du laboratoire d’essais, 23 juin 1927).

Sous la direction de monsieur Cellerier, deux salles aménagées dans le sous-sol de l’aile de Flore hébergent les expériences ; selon les résultats, une installation pourrait être envisagée au laboratoire d’essais des Arts et Métiers. Une centaine de dossiers d’œuvres comportant des photographies et des rapports est ainsi constituée,  embryon de l’actuelle documentation du centre.


Dr Carlos Mainini.
© C2RMF
 

L’inauguration du laboratoire au musée du Louvre en 1932

Inauguré par le sous-secrétaire des beaux-arts le 14 octobre 1931, le laboratoire du musée du Louvre est crée par l’arrêté du 17 décembre 1932. Situé dans l’aile de Flore, l’institut Mainini, du nom de son mécène, est destiné à l’étude scientifique des peintures et œuvres d’art faisant partie des collections nationales; un atelier de photographie y est annexé. L’organisation et le fonctionnement sont placés sous la direction du conservateur des peintures, des dessins et de la chalcographie du musée du Louvre.
Le directeur des musées nationaux préside le comité consultatif de 19 membres. Au premier rang figurent le docteur Fernando Perez, ambassadeur de la République d’Argentine instigateur de la création d’un laboratoire et  le docteur Carlos Mainini, professeur à la faculté de médecine de Buenos Aires.  Parmi les membres, des personnalités déjà rencontrées,  tels MM. Cellerier et Goulinat, des chimistes et physiciens comme Louis Lumière, des conservateurs Louis Hautecoeur et Charles Sterling, ou Maroger au titre de restaurateur.


Dr Fernando Perez en blouse blanche.
© C2RMF

A la mort de Perez en 1935, Jacques Dupont, docteur en médecine et assistant au département des peintures au musée du Louvre, est nommé à la tête du laboratoire.

Cette même année, une exposition au musée des beaux-arts de Bruxelles montre les “ Travaux récents du laboratoire du musée du Louvre ” : 62 documents techniques -photographie en lumière directe, rasante, sous fluorescence d’ultraviolet et des radiographies- illustrent  le parcours avec des œuvres de Jérôme Bosch à Léonard de Vinci, Chardin, Watteau …Au départ de J. Dupont en 1938, le docteur Jean Vergnet-Ruiz, attaché au département des peintures assure les fonctions de chef des travaux au laboratoire.
Depuis l’année précédente l’administration est confiée à Magdeleine Hours, chargée de mission au département des antiquités orientales.
La seconde guerre mondiale marque l’arrêt des études. Le matériel photographique et radiographique ainsi que les dossiers d’œuvres (500 environ) sont mis en caisse.


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