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Département Recherche UMR 171 du CNRS
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Puits de jour. Architectes Jérôme Brunet et Eric Saunier. © F. Guenet
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Pour ce qui concerne la recherche, le C2RMF met en place des programmes sur les matériaux et les techniques des œuvres conservées dans les musées ou susceptibles d'y entrer. Le Centre fournit aux responsables des collections des musées les méthodes les mieux adaptées pour l'examen, la datation, la caractérisation et l'analyse des œuvres du patrimoine culturel et des matériaux qui les constituent. La recherche s'appuie sur une double exigence : développer des méthodes non destructives et avoir des appareils transportables permettant l'étude in-situ des œuvres.
Le département recherche est associé au CNRS depuis le 01/01/1996 comme unité mixte, l'UMR 171, dépendant du département des sciences chimiques; elle est aussi évaluée en sciences humaines (préhistoire et histoire).
Le C2RMF coordonne le GdR Chimart du CNRS dédié à la physico-chimie des matériaux du patrimoine rassemblant un réseau de 23 laboratoires CNRS, CEA, Ministère de la culture et de la communication, universitaires et associatifs. Il est aussi lié par une convention au CEA ainsi qu'aux universités Paris I et Paris VI en tant que laboratoire d'accueil de trois écoles doctorales : l'ED 112 d'archéologie de Paris I, l'ED 397 de physique et chimie des matériaux de Paris VI ainsi que l'ED 388 de chime physique et chime analytique de Paris Centre. Le C2RMF teste aussi des méthodes de haute technologie, comme celle du synchrotron (Orsay, Grenoble, Berlin...).
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AGLAE : analyse d'un triptyque de la crucifixion, émail peint de Limoges, fin XVe - début XVIe. Musée du Louvre. © C2RMF, D. Bagault
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Les missions du Département Recherche peuvent se définir de la façon suivante :
1 - Etre en mesure de fournir aux responsables des collections des Musées français, nationaux ou territoriaux, les méthodes les mieux adaptées pour l'examen, la datation, la caractérisation et l'analyse des œuvres du patrimoine culturel et des matériaux qui les constituent.
Ceci peut être demandé à l'occasion de propositions d'acquisition par un responsable de collection publique, de découvertes de fouilles archéologiques, de la rénovation ou de la création d'un nouveau musée, de grandes expositions thématiques, ou encore à la requête des autorités judiciaires. Des matériaux de nature et d'âge très divers sont concernés par ces examens. Les méthodes mises en œuvre sont très diverses : photographie, microscopie, radiographie, nombreuses méthodes physiques d'analyse.
Cela peut se traduire par une production de :
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simples rapports d'examen ou d'analyse ;
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monographies sur une œuvre, en collaboration avec les conservateurs, les archéologues, les historiens d'art, parfois insérées dans les catalogues d'exposition ;
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synthèses transversales sur un artiste ou une école ;
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synthèses transversales sur un thème.
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Photographie sous microscopie optique d'une coupe stratigraphique : la polychromie originale (rouge) est recouverte de 5 interventions de restauration. © C2RMF
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2 - Effectuer des recherches sur les œuvres du patrimoine et sur les matériaux qui les constituent. Le Département s'intéresse plus particulièrement à certaines thématiques, telles que :
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L'étude des mécanismes d'évolution ou d'altération de ces matériaux au cours du temps et en fonction de leur environnement (usage, enfouissement, conservation dans des collections, etc.)
Certains domaines ne sont pas abordés, ou en tout cas peu traités au sein du département (interaction avec les micro-organismes et les insectes, matériaux tels que le fer, le bois, le papier, etc.). Pour cela, le C2RMF a besoin de collaborations, soit avec ses homologues du ministère de la culture (LRMH et CRCDG), soit avec d'autres laboratoires de recherche, centres techniques, ateliers régionaux de restauration dotés d'une capacité de recherche. C'est la raison pour laquelle, l'UMR 171 a été créée en 1996 pour établir, accroître, améliorer et mieux formaliser le partenariat avec les laboratoires dépendant du CNRS.
Aussi, l'une des caractéristiques majeures du département est qu'il doit assumer à la fois un rôle de prestataire de service et de conseil pour l'ensemble des responsables de collections des musées en France (demandes très variables dans le temps, concernant les matériaux les plus divers, priorités difficiles à établir et à respecter, etc.) et une fonction de recherche. Ceci est à la fois source d'enrichissement et d'ancrage dans le réel, mais aussi source de conflits de priorité entre "service" et "recherche propre".
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Radiographie de Cheval à l'arrêt d'Edgar Degas, Musée d'Orsay, Paris. La radiographie fait apparaître, en révélant la technique de l'artiste, une toute autre sculpture faite de fil de fer. © C2RMF, F. Drilhon
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3 - Développer des méthodes d'examen, de caractérisation ou d'analyse spécifiques, permettant d'adapter les différentes techniques aux contraintes inhérentes aux objets de musée : complexité et variété des matériaux constitutifs, interdiction ou minimisation des prélèvements d'échantillons, etc... C'est le rôle de la filière AGLAE et Développement des méthodes d'analyse.
4 - Diffuser l'information (dossiers sur les œuvres, résultats des recherches) auprès de la communauté scientifique française et internationale. Cela se réalise à travers des actions d'enseignement, des publications ou communications à des congrès, des participations à des expositions.
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| © Centre de recherche et de restauration des musées de France - RMN |
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