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Analyse élémentaire
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La micro-fluorescence X
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Détail de la MFX, vue de dessous; à gauche, la caméra; au centre, le collimateur et à droite le détecteur. On visualise parfaitement sur le cliché la distance de travail. © C2RMF, E. Laval
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ConfigurationLa micro-fluorescence X est une technique d'analyse élémentaire sans contact. Le dispositif que détient le laboratoire est doté d'une source de rayonnement, tube à rayons X avec une anode de molybdène, d'un système de collimateur et de visée (diamètre du faisceau environ 1 mm), d'un détecteur à refroidissement Peltier et d'un calculateur. Le tube, le détecteur et la caméra sont posés sur des platines à déplacement contrôlé, le tout est fixé sur une colonne de chambre photo (FOBA). Cette configuration permet l'étude d'œuvres de grand format et dans certains cas de faire des campagnes d'analyses in-situ.
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Vue d'ensemble de la MFX, campagne de mesure au musée d'Unterlinden, Colmar, sur le retable d'Issenheim. Les analyses sont effectuées de nuit, après la fermeture du musée, afin d'assurer la sécurité des visiteurs. © C2RMF, E. Laval
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PrincipeAu contact avec la matière, les rayons X ionisent les atomes en éjectant des électrons des couches électroniques profondes, d'énergie E1. Des électrons des couches supérieures, d'énergie E2 viennent combler ces lacunes, cette transition est accompagnée par l'émission d'un photon d'énergie E = E2-E1.Les différentes raies correspondantes à ces émissions sont caractéristiques de l'atome.
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La Princesse d'Este de Pisanello. Détail. Musée du Louvre. © C2RMF, O. Guillon
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Ce système est très utilisé pour la peinture de chevalet. En effet, ne nécessitant pas de prélèvement, il présente beaucoup d'avantages. En contrepartie, l'exploitation des résultats est assez complexe car l'analyse se fait sur l'ensemble des couches et ne donne pas accès aux éléments légers du tableau périodique, en dessous du calcium. La Princesse d'Este de Pisanello est venue au laboratoire pour une étude complète de l'œuvre. Ne pouvant pas faire de prélèvements, nous avons eu recours à l'analyse par microfluorescence X.
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| © Centre de recherche et de restauration des musées de France - RMN |
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