La couleur d'une surface dépend de sa nature, de la source qui l'éclaire et enfin de l'œil qui l'observe. Un logiciel lié à l'enregistrement du spectre de réflectance de la surface étudiée, lui associe le spectre d'un illuminant donné ainsi que celui d'un œil standard. Il fournit ainsi les attributs de la couleur par ses coordonnées trichromatiques (L*, a*, b*). Ce constat chiffré de la couleur permet un contrôle rapide et un suivi de l'état de l'œuvre. Une éventuelle dégradation de la couleur, due à de mauvaises conditions d'exposition ou à une intervention ..., peut être constatée.
Protection des Nymphéas de C. Monet
Lors des travaux de réaménagement du musée de l'Orangerie, il a été envisagé de protéger les Nymphéas de C. Monet par un tissu enduit d'empois d'amidon. L'innocuité de cette méthode a été testée sur deux zones verte et bleu par mesure de la couleur, avant toute intervention, après nettoyage à l'eau, après collage puis décollage de l'empois d'amidon et après nettoyage à l'eau et séchage. Tout écart de couleur DE*ab = [(DL*)² + (Da*)² + (Db*)²]½ inférieur à 2 unités correspond à une tolérance habituelle. Le nettoyage final à l'eau permet de réduire l'écart de couleur causé par l'amidon. Cependant l'écart de couleur global de la zone bleue reste supérieure à 2.
Les nymphéas Claude Monet Paris, musée de l'Orangerie. © C2RMF
|