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En cosmétique, art et science vont de pair
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Image au microscope d'un fard rose romain provenant de Wederath (Allemagne) en lumière normale. © C2RMF
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En cosmétique, art et science vont de pair : une idée renforcée par les récentes découvertes effectuées par les équipes du Centre de recherche et de restauration des Musées de France (C2RMF, CNRS / ministère de la Culture et de la Communication) et de L'Oréal Recherche.
Remonter l'histoire de la beauté au fil du temps, tel est l'objectif commun de ce partenariat inédit. Les fruits de ce travail sont présentés jusqu'au 21 septembre 2009 dans l'exposition Le bain et le miroir - Soins du corps et cosmétiques dans l'Antiquité au Moyen-âge, organisée avec le musée de Cluny - Musée national du Moyen-âge à Paris.
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Un flacon en verre (balsammaire) et sa radiographie. Cet objet contenant un fard ou un collyre a été découvert dans une cave qui servait de dépotoir à la fin du IIIe siècle à Grand (Vosges). La radiographie met en évidence la présence d'un produit dense, conservé au fond, constitué, d'après son analyse chimique, de céruse (carbonate de plomb) essentiellement. © C2RMF |
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La recherche sur les oeuvres d'art utilise de plus en plus aujourd'hui des méthodes d'analyse non invasives, c'est-à -dire qui permettent d'étudier les objets sans prélèvement. Telle est l'approche commune qui réunit depuis 15 ans les équipes de L'Oréal Recherche et du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF, CNRS / ministère de la Culture et de la Communication).
Leur objectif : se pencher sur les origines de l'industrie cosmétique, comprendre comment les soins, le maquillage ou la coiffure sont ancrés dans l'histoire, décrypter les gestes et les matières de beauté au fil des âges, suivre depuis l'Antiquité l'évolution du contenu des trousses de toilette. Ces expertises croisées allient recherche scientifique, technologies de pointe, informations historiques et patrimoine archéologique.
Les expositions sont un vecteur intéressant pour faire largement connaître les usages du passé. D'où l'idée du musée de Cluny d'en concevoir une sur l'histoire de la beauté en y intégrant la science. |
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Image au microscope d'un fard rose romain provenant de Wederath (Allemagne) en lumière ultraviolette. Une fluorescence orange est caractéristique de certains colorants extraits notamment de racines de garance. Les analyses chimiques par spectrométrie de masse ont permis de révéler la nature des molécules colorantes fixées sur des composés d'aluminium © C2RMF,
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Au cours de cette exposition, les visiteurs pourront découvrir la composition des fards roses de l'époque romaine pour le visage, les secrets de la coloration capillaire, des onguents pour le corps ou encore ceux du parfum au moyen-âge. Les oeuvres présentées renforcent l'idée qu'en cosmétique il n'y a pas de beauté sans science.
Plusieurs vitrines sont consacrées à la présentation des matières employées et à leur utilisation durant l'époque romaine. Des séquences vidéo, sorte de cartels animés, présentent les recettes anciennes ainsi que leur reconstitution en laboratoire.
Elles ont été réalisées à partir de l'étude des textes anciens et des résultats scientifiques obtenus par l'analyse chimique de 144 échantillons archéologiques. Ainsi, une première vitrine dédiée aux fards présente l'ensemble de la palette à laquelle avaient accès les Grecques et les Romaines pour le maquillage du visage. Une seconde présente les produits dédiés au soin du corps. Un troisième ensemble est consacré à la coloration du cheveu. |
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| © Centre de recherche et de restauration des musées de France - RMN |
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