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  Présentation
 
  Les projets de recherche européens

 
 

L’importance de la science et des moyens d’investigation scientifique dans la conservation et la restauration des peintures, sculptures et objets d’art justifiait l’existence du projet EU-ARTECH.

S’inscrivant dans son prolongement, le projet de recherche européen CHARISMA (2009 – 2013) favorise la recherche communautaire en réseau ainsi que le développement et la mise en commun de moyens technologiques de pointe pour la recherche et des applications pour l’étude non-invasive et la conservation de biens culturels. Vingt et une institutions, dont le C2RMF, dessinent les contours de ce partenariat scientifique d’excellence, financé à hauteur de 7,6 millions d’euros par l’Union européenne.

L’analyse scientifique des œuvres d’art, au service de la conservation et de la restauration, nécessite l’utilisation de moyens techniques divers. Or il n’existe pas de plateforme technique permettant de recourir à l’ensemble de ces technologies (les équipements peuvent être de taille très variée, de grands centres de recherche à des appareils de plus petite taille). L’ambition du projet CHARISMA se fonde sur ce constat, et il s’agit de mettre en commun des équipements scientifiques et de dégager des synergies pour une approche multidisciplinaire de la conservation et de la restauration, à l’échelle européenne (CHARISMA : Cultural Heritage Advanced Research Infrastrcutures : Synergy for a Multidisciplinary Approach to Conservation/Restoration). Le développement de cette expertise passe par l’association d’infrastructures de recherche avancée (tel que le Synchrotron Soleil, par exemple), des laboratoires d’étude du patrimoine culturel (comme le C2RMF ou le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques) et des institutions muséales comme la National Gallery, le British Museum (Grande-Bretagne) ou encore le Musée du Prado (Espagne).

Un accès transnational aux installations et aux équipements des différents partenaires est mis en place pour les chercheurs, notamment pour ceux d’entre eux qui ne peuvent pas être déplacés : ce sont les plateformes techniques fixes (FIXLAB) : c’est le cas pour les équipements du C2RMF. Un ensemble d’appareils mobiles (MOLAB) permet d’effectuer des mesures in situ, au plus près des œuvres qui ne sont pas déplacées. Enfin, d’autres ressources sont accessibles puisque les partenaires ouvrent leurs centres de documentation aux autres membres du projet (résultats d’analyse, méthodes d’analyse, ressources en histoire de l’art et des techniques artistiques, etc.) (ARCHLAB).

L’ensemble de ces mesures doit permettre d’améliorer la qualité de la recherche et pose les jalons d’une recherche patrimoniale à l’échelle européenne. Pour accéder au site du projet européen CHARISMA, cliquez ici.

 


  Les programmes de recherche ANR

 

Nanocheops (2009 – 2011)

NANOréacteurs dans les CHEveux:
étude OPtoélectronique et application
a la Sauvegarde des objets
à base de kératine

Coordonné par Philippe Walter (CNRS – C2RMF), le projet Nanocheops réunit le C2RMF (UMR171), le Laboratoire de photonique quantique et moléculaire (ENS Cachan – CNRS) et le Laboratoire de Photonique et de Nanostructures (CNRS). Il est financé par l’Agence nationale de la recherche (368 058 euros). Ce projet pluridisciplinaire vise à comprendre dans quelle mesure la matrice amorphe du cheveu peut être considérée comme un ensemble de nanoréacteurs. Cette matrice peut jouer un rôle central dans des contextes très différents. Les nanoréacteurs sont d’une part à l’origine des phénomènes de dégradation des œuvres des musées à base de kératine (tapisseries, objets archéologiques et ethnographiques, momies) et, d’autre part, permettent la préparation de nanocristaux de sulfures métalliques, semi-conducteurs et auto organisés.

 

MADAPCA (2008 – 2011)

Micro-analyses et datations
de l'art préhistorique dans
son contexte archéologique

 Le C2RMF est un des quatre partenaires de ce projet de recherche financé par l’ANR (390000 euros) et coordonné par Patrick Paillet (MNHN, UMR5198). Avec le Muséum national d’histoire naturelle (UMR5198), le laboratoire PACEA (De La Préhistoire À L'Actuel : Culture, Environnement Et Anthropologie, UMR5199) et le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (UMR1572), des recherches sont conduites qui doivent permettre de caractériser les peintures préhistoriques, de comprendre leur taphonomie et d’analyser de l’art mobilier préhistorique en France (dans le Périgord et la région Centre, notamment), à partir de l’étude de prélèvements ou de l’analyse des objets de la façon la moins invasive possible.

 
 Modélisation 3D par lasérométrie de la grotte Blanchard
© C2FMF / Daniel Vigears.
 

Les points verts sont des points de référence qui permettent de reconstruire l’ensemble des volumes de la grotte. Pour couvrir l’ensemble des parois et des peintures (rouges, ocres, noires), il faut multiplier les angles de prise de vue. Des tests sont faits sous différents rayonnements. Cette grotte permet de tester le matériel et les logiciels.

 

ArBoCo (2007-2010)
(Archaeological Bone Conservation)

Improvement of conservation
methods for archaeological
bone material (ivory, bone and antler)

Financé par l’ANR à hauteur de 170000 euros dans le cadre du programme 2007 « Jeunes chercheuses et jeunes chercheurs », le programme ArBoCo est coordonné par Ina Reiche (CNRS – C2RMF). Il porte sur la conservation des matériaux osseux historiques et archéologiques (os, ivoire, bois de cervidé). Le programme doit permettre de développer les connaissances, méthodologies et le savoir-faire qui répondent aux besoins de la conservation de la matière osseuse. Les matériaux osseux archéologiques font, en effet, partie des vestiges les plus abondamment retrouvés sur les sites archéologiques que ce soit sous forme d’objets ou encore sous forme brute. Il existe, par ailleurs, de nombreuses pièces de musée composées entièrement ou partiellement d’os, d’ivoire ou de bois de cervidé. Or, il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode systématique de conservation qui remplisse pleinement toutes les exigences d’une conservation à long terme.
Il s’agit ici d’analyser et de contribuer ainsi à la compréhension des phénomènes de vieillissement et des effets de consolidation de différents matériaux osseux par des moyens physico-chimiques donnant des renseignements sur des matériaux osseux de la macro- à la nanoéchelle.
Le matériau osseux apparaît donc comme un sujet d’étude important dans le domaine de l’archéologie et de la muséologie puisqu’il constitue  un témoin important des modes de vies passés et fait l’objet de nombreuses questions comme la datation des sites, la détermination des paléorégimes alimentaires, des migrations des populations anciennes, l’identification des traces d’utilisation et de fabrication).

a) 

 

 b)

 

c)

 

 d)

 

Micrographies électroniques a) d’un os bovin moderne, b) d‘un os bien conservé du site néolithique de La Pollera (Italie), collaboration Gwenaëlle Le Bras Goude, c) et d) d’un os provenant d’un atelier de bronzier médiéval « L’Hôtel de Mongelas » (Paris, XIV-XVe s.) montrant des caractéristiques d’attaque biologique. Fouilles réalisées sous la direction de Nicolas Thomas (Müller et al. Paleo3, soumis).

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